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 Kairouan 2009

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koutheair

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MessageSujet: Kairouan 2009   Dim 30 Sep - 13:13

Voilà déjà une année qui nous sépare du grand rdv Kairouan capitale islamique 2009, pour ceux qui n'ont pas encore perdu l'espoir pour qu'il y ait du nouveau à ce propos pour les préparatifs (programmes, consultations, conférences, etc) ou pour les projets tant attendus, qu'ils proposent qcq idées réalistes pour faire bouger les choses, à vos plumes !
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MessageSujet: Re: Kairouan 2009   Lun 15 Oct - 19:40

Le comité d’organisation, nous l’attendons toujours… avec grande impatience ...
La seule information qui a filtré pour le moment est que M. Abdelwaheb Bouhdiba (Historien) a été chargé du programme de célébration de Kairouan, capitale de la culture islamique 2009.
http://www.kairouan.org/fr/decouverte/celebrites/historiens.htm

Toutefois, il est à signaler que la ville de Fès au Maroc a été choisie bien avant Kairouan (Ma yehemmech mieux vaut tard que jamais ! ) Capitale de la culture islamique 2007 grâce en particulier à une caractéristique saillante de la civilisation islamique : La mosquée Al Quarawiyine. Faut-il préciser que cette mosquée a été construite à l’époque de la première dynastie musulmane au Maroc, celle des Idrissides qui avait choisi la ville de Fès comme capitale. Les historiens ont écrit que la ville a connu à cette époque une immigration massive des Quayrawaniyine (habitants d’Al Qayrawân). L’émir de Fès les logea du côté ouest de Oued Fès (rivière de Fès) et l’a baptisa la rive des Quayrouanais. Compte tenu de la fréquence de l’usage, le mot a été allégé et est devenu «Quarawiyine». Très vite, le besoin fut ressenti de construire une grande mosquée dans laquelle les habitants du quartier naissant pourraient accomplir leurs prières. Une Kairouanaise immigrante, Fatima Al Fihriya (Oum Al Banine : la mère des garçons), fut guidée à cette œuvre noble. Elle fit don de tout son héritage pour la construction de la Mosquée entamée en 245 de l’hégire. A mesure que le nombre d’habitants de la rive augmentait, les bienfaiteurs veillaient à l’élargissement de la mosquée et à son entretien et sa restauration. C’est un siècle après sa construction que la mosquée avait besoin d’être élargie sur une grande superficie. Avec l’aide des Omeyyades andalous, les princes Zénètes l’élargirent sur 3000 m2. La superficie actuelle de la grande mosquée de Kairouan voisine les 9000 m2.

Voir aussi :

Alep Capitale de la culture islamique 2006
http://www.aleppo-cic.sy/

Tonbouctou Capitale de la culture islamique 2006
http://www.tombouctou2006.net/fr/conf.html

Les Capitales de la culture islamique 2007 :
Fès,Tachkent, Dakar et Tripoli
http://www.tripoli-icc.com/

_________________
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koutheair

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MessageSujet: Re: Kairouan 2009   Mar 16 Oct - 6:39

Je vais pas polémiquer sur le choix de la personne pour présider le dit comité, mais je rappelle qu'un tel évnènement nécessite plusieurs comités à la fois dont les membres doivent appartenir à des domaines et disciplines différentes (religieux, historien, architecte, ingénieur, presse, informaticien, etc) mais peut être aussi à des fléaux idéologiques, politiques et associatifs différents..
Ci-dessous qcq propos de si
Abdelwahab Bouhdiba : “ Continuer à donner un sens à la personne humaine ”:

Merci, cher ami, de ces propos, je me souviens d’autres que nous avons eu dans des moments difficiles. Vous avez montré que, entre la religion et l’histoire, ce sont des épousailles, et comme tous les mariages, ils sont suivis de divorces, de répudiations et de réconciliations.

Laissez-moi prendre quelques minutes de votre temps pour dire un certain nombre de choses. Nos invités ne savent certainement pas qu’ils sont dans un lieu de mémoire tunisienne : c’est le palais du dernier Bey de Tunis. C’est ici qu’un président courageux, Pierre Mendès-France, a joué sa carrière politique pour reconnaître solennellement le droit de la Tunisie à l’autonomie et à la liberté, nous faisant l’économie de plusieurs milliers de morts.

C’est ici que la République a été proclamée en Tunisie après avoir été décidée au Bardo, c’est ici qu’un commando de jeunes députés est venu signifier au Bey la fin de la dynastie ; le Bey parti, la République est entrée dans l’histoire de la Tunisie.

Mais c’est ici aussi que s’est joué un autre acte : la signature du Code du Statut Personnel, abolissant la polygamie, la répudiation unilatérale et reconnaissant à la femme tunisienne son droit à la liberté et à l’égalité avec l’homme. Pour la petite histoire— mais la vraie histoire n’est jamais petite, est lourde de sens— c’est dans ces bureaux qu’a été signé ce Code. Et lorsque le ministre de la Justice de l’époque l’a apporté pour le soumettre au paraphe du Bey, au moment où la plume du Bey allait inscrire définitivement ce texte, de braves gens se sont penchés sur lui pour lui dire : “ Sire, vous allez signer quelque chose qui est contre l’Islam ”. Le stylo du Bey s’est relevé, et le ministre de la Justice, à qui on avait dit que le Bey hésitait à signer , a négocié avec son fils dans la pièce à côté la suppression de l’article 24 litigieux, dans lequel le texte soumis au paraphe du Bey accordait à la femme d’être co-égale à l’homme pour subvenir au budget et aux dépenses. Ce qui évidemment viole la lettre, mais pas l’esprit, d’un verset du Coran. Alors on a repris le texte, puis on l’a redactylographié dans la pièce de gauche pour donner une version expurgée dans laquelle il n’y avait plus cet article litigieux, alors le Bey a signé. Mais le ministre était très embarrassé : comment allait-il dire à Bourguiba que le Bey a signé sans avoir signé tout en signant ? Arrivé au palais du gouvernement actuel, Bourguiba a demandé : “ Alors, ce cochon a-t-il signé ? ”. On lui a répondu: “ Oui, mais il y a un petit problème : l’article 24, qui était le pivot, n’a pas été retenu dans la version définitive. Alors, Bourguiba a repris sa plume et a ajouté le texte litigieux en réordonnant l’ensemble des articles subséquents. C’était un moment où la rémission de l’histoire se trouvait dialectiquement en confrontation à la fois des éléments essentiels de notre culture et de notre pays qui, aujourd’hui, posent un certain nombre de questions. Ce jour-là un virage a été pris. Pour dire qu’entre la religion et l’histoire il faut renouer avec une dialectique saine. Et je crois pour ma part que les choses ne sont jamais simples, et qu’il ne faut surtout pas les simplifier. Il n’y a jamais eu de départ de la religion, donc il n’y a jamais eu de retour. Le religieux est essentiel et ancré dans la conscience des hommes. Il n’y a jamais eu non plus de réactivation parce que la réactualisation du religieux est permanente, parce qu’à chaque moment la religion, pour s’insérer dans l’histoire, et l’histoire, pour avancer, doivent composer l’une avec l’autre.

Nous nous attardions dans les universités et dans les rencontres, dans les années 70-80, sur la modernité, sur les techniques nouvelles de l’information, sur l’informatique. Pendant que nous nous interrogions sur ces problèmes essentiels, d’autres se sont emparés de ces moyens. Nous ne contrôlions plus les moyens de communication généraux, universels et terriblement efficaces ; nous n’avons qu’à ouvrir les télévisions arabes pour voir ce qui s’y dit, nous n’avons qu’à regarder le discours qui y est tenu et qui n’est pas du tout un discours religieux ; ce qui compte, c’est apporter d’autres réponses pour venger Nasser et tous ceux qui ont cru au nassérisme, le Shah d’Iran qui est la grande victime de la modernisation de son pays, pour venger les Musulmans qui ont échoué. Comment nous ressaisir ? Je crois que le problème est beaucoup moins facile qu’on le croit en général. Je crois que la religion dans la société a plusieurs fonctions qui ne sont pas forcément parallèles ni compatibles. La religion continue à réguler le social, les sociétés sont imprégnées de la chose religieuse, elles continuent non seulement à être attachés à leurs croyances, à leurs pratiques, ce qui est légitime, mais même les imposer s’il le faut par la force, par le fer. Voilà une fonction de régulation qui n’est pas due seulement aux gouvernements ni aux systèmes démocratiques, ni aux systèmes libéraux d’apporter d’une manière efficace et crédible.

Nous devons continuer à donner un sens à la personne humaine, la nôtre, celle du co-religionnaire, celle de nos concitoyens. Comment donner un sens tout en respectant le droit de la personne, à comprendre le sens et ce qu’il y a derrière ? Comment donner à nos concitoyens le droit de dire non, s’il le faut ? Nous devons également rétablir notre présence dans la mondalité. Comment entrer dans un monde qui n’est pas facile à vivre, dans un monde biaisé, dans un monde où l’on nous présente la démocratie et les valeurs occidentales habillées mais derrière lesquelles il y a tout le contraire ? Je n’insiste pas sur ce point.

Comment considérer la religion comme étant encore un fait dans nos sociétés, un fait qui s’impose ? Comment comprendre que la religion doit être une affaire personnelle qui relève de la dignité de la personne et de la personne et de sa croyance ? Comment faire en sorte que cette religion ne déborde pas ? Car enlever cette pratique religieuse c’est enfoncer encore plus le social dans ce qui est le contraire même de la révélation sociale. Les recherches sociologiques en Islam sont très en retard. J’espère, dans mes enseignements à la Faculté, semer un certain nombre d’idées, au grand dam de mes collègues qui pensent que c’est obsolète, dépassé. Mais le grand problème c’est de savoir, lorsqu’un Chrétien ou un Musulman prie, ce qu’il met derrière sa prière, ce que “être pour” veut dire, ce que cela signifie, psychologiquement, dans la gestion de son intelligence des choses ? Comment cela fonctionne -t-il Croyez-moi, après quarante ans de recherche et d’efforts dans ce domaine, je constate que notre retard est encore plus difficile et qu’il s’accentue de jour en jour, parce qu’il y a une “ islamisation ” des sciences sociales. De la sociologie à l’anthropologie, la psychologie et bien d’autres, certains s’en sont emparés pour —sous couverture de travaux dits scientifiques et objectifs— nous faire prendre les vessies pour des lanternes. Nous avons à reprendre encore nos élèves, nos enfants, grâce à l’aide de nos amis partout dans le monde pour essayer de comprendre que le grand problème c’est comment épouser le siècle. Ce n’est pas la religion qui veut épouser le siècle, ce sont les Musulmans qui veulent épouser le siècle. Comment pouvent-ils l’épouser tout en s’assurant que c’est bien le siècle qu’ils épousent et non pas des conjoints d’emprunt, pour s’assurer aussi qu’en fait eux aussi vont garder quelque chose de leur propre identité. Mais pouvons-nous dire que votre identité nationale ou tribale n’existe pas, soyez universels, soit en adeptes de la mondialisation made in América. Ce sont là de très graves problèmes. Comment faire la part des choses ? Comment faire pour que la religion ne soit au service ni des intérêts personnels ni des interprétations hâtives des services étrangers auxquels nous sommes amenés —parfois manipulés, contre nous-mêmes— à apporter notre crédit et notre bénédiction. En fouillant dans notre patrimoine, nous pouvons trouver beaucoup d’éléments d’information et de formation qui vont dans ce sens. La tâche par moment nous fait tomber les bras de découragement devant son ampleur.

Il y a une science universelle, il y a des savants, il y a un l’effort international qui pourraient nous y aider, mais la démarche initiale doit partir de nous-mêmes, sinon je crains que cet aggiormento auquel nous aspirons depuis des décennies et des décennies ne soit mis à profit par des gens qui ne nous veulent pas que du bien, gens venus du dedans et gens venus du dehors.

Tallel Bahoury



Sources:
http://www.realites.com.tn/index1.php?mag=1&cat=&art=10946&a=print1
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