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 cours immunité de l'organisme 4ème science exp

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aboutasnim



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MessageSujet: cours immunité de l'organisme 4ème science exp   Lun 10 Mai - 23:57

Présentation générale des mécanismes de l’immunité
L’environnement de l’homme est peuplé d’une multitude de micro-organismes dont certains sont pathogènes.
Chez l'homme, les infections sont généralement de durée limitée.
De nombreuses maladies ne se contractent qu’une seule fois dans la vie.
Un organisme qui a surmonté l’une de ses infections est protégé contre l'agent responsable de l'infection grâce à son immunité, on dit qu'il est immunisé.
•Immunologie :
Etude des défenses que possèdent un organisme contre des agents étrangers.
Système immunitaire :
Ensemble des organes et des cellules qui assurent la défense de l'organisme contre les agents étrangers.
Immunité :
Processus qui permet le maintient du bon fonctionnement de l'organisme en éliminant des substances étrangères qui vont lui être dommageable. C'est un processus homéostatique.
1° Notion de soi et de non-soi :
Le système immunitaire doit pouvoir faire la différence entre les substances étrangères et les substances qui appartiennent à l'organisme. Chaque individu possède une carte d'identité moléculaire et elle est représentée par des molécules présentent à la surface des membranes
plasmique des cellules de l’individu. Ces molécules sont appelées des muqueuses du soi.
•Antigène :
Substance reconnu par le système immunitaire comme étrangère et donc capable d'activer le système immunitaire.
1.1. Complexe majeurs d'histocompatibilité (CMH) :
Toutes les cellules de l'organisme portent des glycoprotéines membranaires qui forment le CMH et qui sont les muqueuses du soi.
Il y a deux classes du CMH :
Classe I : présents au niveau de la membrane de toutes les cellules nucléées.
Classe II : présents au niveau de la membrane des lymphocytes, des
macrophages et certaines cellules épithéliales.
Les marqueurs du CMH de classe I et de classe II ont des structures différentes et des fonctions différentes.
Les molécules du CMH sont produites des dégradations de l'organisme. Les antigènes sont très souvent de nature protéique. Toutes particules qui pénètrent dans l’organisme vont être
détecté par le système immunitaire qui fera la différence entre une particule du soi et du non soi en comparant cette particule aux produits de dégradations de l’organisme présenté par le CMH.
Lors des transplantations d'organes, il est indispensable de vérifier le pourcentage d'identité du CMH du donneur et du receveur sinon le système immunitaire reconnaît les cellules du greffon comme des cellules étrangères. Par contre, si les CMH sont égales, le système
immunitaire reconnaît les cellules du greffon des cellules du soi. Les molécules du CMH de classe 1 fixe des peptides de provenance endogène, c'est-à-dire des peptides issue de la dégradation des protéines intracellulaire. Les molécules de CMH de classe 2 fixent des peptides d'origine exogène. Les cellules de l'immunité reconnaissent non seulement les peptides produits par les CMH mais aussi elles reconnaissent la molécule de CMH. Cette reconnaissance est illustrée dans le cas des greffes.
•Tolérance immunitaire :
Absence de réaction entre les molécules du CMH d’un donneur.
1.2. Les marqueurs des groupes sanguins :
Les hématies ne possèdent pas es molécules du CMH. Elles possèdent des glycoprotéines membranaires qui déterminent des groupes sanguins.
2° Hiérarchisation de la réponse immunitaire :
2.1. Immunité non spécifique :
Elle se déclenche en réponse à tout les corps étrangers et elle se déroule de la même façon
quelque soit le corps étranger.
Parmi les réactions, il y a :
•L’inflammation :
Elle abouti à un recrutement massif de leucocytes au niveau du site d'infection (douleur,
rougeur, gonflement, chaleur). Au cours de cette inflammation, se déroule la phagocytose.
•Le complément :
C'est système enzymatique qui assure la destruction des cellules étrangères. Il existe plusieurs
voies.
2.2. L’immunité spécifique :
Elle sera dirigée spécifiquement contre l'agent étranger et elle nécessite un délai avant la production de moyens pour détruire l'agent pathogène.
Il existe deux types de réponses :
* Réponse à médiation cellulaire.
* Réponse à médiation humorale.
Selon la nature de l'antigène, il va y avoir prédominance de la réaction immunitaire à médiation humorale ou à médiation cellulaire. On peut distinguer un quatrième niveau : le niveau de mémoire. Après l'activation de l'immunité spécifique, certaines cellules vont se différenciées en cellules mémoires et elle s'active de manière rapides si l'antigène est
réintroduit dans l'organisme.
3° Schéma générale de l'immunité spécifique :
Elle fait intervenir les lymphocytes T et B. Ces lymphocytes vont être activés après leur reconnaissance avec un antigène.
3.1. Phase de reconnaissance de l’antigène :
3.1.1. Cas des lymphocytes B :
Ce sont les cellules de l'immunité à médiation humorale. Un lymphocyte B possède à sa surface des anticorps membranaires. Il possède un seul type d'anticorps qui est dirigé vers un seul antigène spécifique. Un lymphocyte b reconnaît un antigène se cet antigène se fixe sur
ces anticorps membranaires donc, si il possède des anticorps spécifiques de cet antigène. Il existe une deuxième voie possible d'activation d'un lymphocyte B c'est-à-dire, l'antigène est présenté par un macrophage. On dit que le lymphocyte B spécifique de l'antigène est sélectionné suite à la fixation de l'antigène, ses lymphocytes vont proliférer.
3.1.2. Cas des lymphocytes T :
Ils possèdent à leur surface un récepteur membranaire appelé le TCR. Ce TCR est capable de fixé des fragments peptidiques du non soi. Le TCR est capable de reconnaître les molécules du CMH. Si le peptide fixé sur ces molécules du CMH est reconnu par le TCR, le lymphocyte T est activé et il prolifère. Un lymphocyte T possède à sa surface un seul type de TCR c'est-àdire, un TCR capable de reconnaître un seul peptide.
Il existe deux types de lymphocyte T :
-Lymphocyte T4 : le TCR reconnaît le CMH II.
-Lymphocyte T8 : le TCR reconnaît le CMH I.
3.1.3. Activation :
Lorsqu'un lymphocyte reconnaît un antigène ou une partie de l'antigène, il est activé c'est-à dire, que sa taille augmente, quand son métabolisme devient très actif et qu'il se prépare à la division.
3.2. Phase de prolifération clonale et de différenciation :
3.2.1. Phase de prolifération :
Elle a lieu pour tous les types de lymphocytes T et B. Donc, les lymphocytes B et T activés suite à la reconnaissance de l'antigène, se multiplient pour aboutir à une population de cellules identiques qui possèdent le patrimoine génétique c'est-à-dire, un clone.
3.2.2. Différenciation lymphocytaire :
Les cellules du clone lymphocytaire vont se différenciées en cellules effectrice. On distingue différents types de cellules effectrices selon la nature du lymphocyte :
* Lymphocyte B :
Ils se différencient en plasmocytes. Se sont des cellules qui sécrètent des anticorps, et les anticorps produits sont de structure égales aux récepteurs membranaires du lymphocyte B stimulé. Donc, ces anticorps sont spécifiques de l'antigène qui stimulé la réponse. Ce sont les
cellules effectrices de l'immunité à médiation humorale.
* Lymphocyte T :
Ils se différencient en deux types différents de cellules effectrices selon la nature du lymphocyte T. Les lymphocytes T4 se différencient en lymphocyte qui sécrètent de petites molécules appelés des cytokines qui ont pour rôle de stimulés les mécanismes immunitaires de
l'immunité spécifique. L'autre catégorie est les lymphocytes T8, ils se différencient en lymphocytes T cytotoxiques. Ces lymphocytes T sont capables de détruire d'autres cellules de l'organisme.
3.3. Phase effectrice :
Elle va conduire à l'élimination de l'agent pathologique qui a stimulé la réponse immunitaire
spécifique. Il existe deux réponses :
- Réponse immunitaire à médiation cellulaire :
Les cellules effectrices sont des lymphocytes T cytotoxiques.
- Réponse immunitaire à médiation humorale :
Les cellules effectrices sont des plasmocytes.
4° Echec de l’immunité :
Il existe des pathologies qui sont du à des dérèglements du système immunitaire :
Hypersensibilité.
Maladies auto-immunes.
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aboutasnim



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MessageSujet: définitions des principaux mots de l'immunité   Mar 11 Mai - 0:10

Soi: Ensemble des molécules résultant de l'expression du génome de l'individu.
Non-soi: substance provoquant une réaction immunitaire.
Soi modifié: molécules de non-soi associées aux molécules du CMH.
Antigène: molécule du non-soi provoquant une réponse immunitaire. Il comprend différents épitopes.
Phagocytes: Cellules effectuant le phagocytose; ce sont les granulocytes, les monocytes et le macrophages.
Granulocytes: cellules immunitaires de durée de vie courte (de 36h à une dizaine de jours), qui sont sans cesse renouvelées dans la moelle osseuse. Ils passent ensuite dans le sang et agissent au niveau des tissus. Il ne retournent jamais dans le compartiment sanguin. Les granulocytes effectuent la phagocytose.
Monocytes: cellules immunitaire fabriquées dans la moelle osseuse, qui passe dans le sang, qui agissent dans les tissus, et qui peuvent se différencier en macrophages. Les monocytes effectuent la phagocytose.
Macrophage: forme différenciée du monocyte. Les macrophages sont de taille plus importantes qui survivent plusieurs mois. Ils interviennent au niveau des tissus et sont les acteurs les plus efficaces de la phagocytose.
Lymphocyte B: Les lymphocytes B sont des cellules de petites tailles naissant et devenant matures dans la moelle osseuse. Ils reconnaissent le non-soi grâce à des anticorps membranaires spécifiques. Il se différencient par la suite en plasmocytes. Les LB peuvent jouer le rôle de CPA.
Plasmocyte: forme différenciée des LB. Ce sont des cellules de grosse taille (RER très développé) qui sécrètent des anticorps membranaires spécifiques d'un déterminant antigénique.
Anticorps: Glycoprotéine synthétisée par les plasmocytes, constituée de quatre chaînes polypeptidiques. Il comprend deux chaîne lourdes identiques et deux chaînes légères identiques. Cette molécule a une forme de Y, aux extrémités duquel se trouvent deux régions capables de se lier avec l'antigène. Tous les anticorps possèdent une partie commune, la région effectrice, et deux régions variables identiques, différentes d'un type d'anticorps à l'autre, ce qui constitue leur spécificité à un déterminant antigénique.
Lymphocyte T: Les lymphocytes T sont des cellules de petites tailles naissant dans la moelle osseuse et devenant matures dans le thymus. Les LT reconnaissent le soi-modifié. On distingue les LT4, qui sécrètent des interleukines, et les LT8, qui se différencient en lymphocytes cytotoxiques, effecteurs des réactions à médiation cellulaire.
Diapédèse: fait que les cellules puissent accéder aux lieu de l'infection en traversant la paroi des vaisseaux.
Chimiotactisme: attraction des cellules immunitaires sur les lieux de l'infection par des substances chimiques libérées.
Lyse: Destruction.
Phagosome: vésicule contenant l'antigène phagocyté par une cellule permettant sa lyse sans risque pour le phagocyte.
Lysosome: Vésicule contenant des enzymes lytiques permettant la destruction de l'antigène phagocyté.
CPA: cellules présentatrices de l'antigène. Elles sont la clef de la coopération cellulaire.
Réaction immunitaire à médiation humorale: réaction immunitaire mettant en jeu les anticorps.
Réaction immunitaire à médiation cellulaire: Réaction immunitaire mettant en jeu les lymphocytes cytotoxiques (lyse avec perforine).
CMH: Complexe Majeur d'Histocompatibilité.
HLA: CMH de l'homme.
Perforine: agent lytique secrété par les LT CYT.
Interleukines: messagers chimiques indispensables aux multiplication et différenciation des lymphocytes, donc à la réponse immunitaire spécifique.
Déterminant antigénique = épitope: molécule antigénique
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MessageSujet: Qu’est-ce qu’un lymphocyte activé ?   Mar 11 Mai - 0:11

Un lymphocyte s’active quand le système immunitaire lui signale la présence d’un fragment de microbe contre lequel il est programmé génétiquement pour réagir. Après son activation, il se multiplie pour combattre l’infection, et quand l’infection est terminée, le système immunitaire ordonne la disparition des lymphocytes en surnombre. Entre le début et la fin de l’infection, quelques dizaines de divisions cellulaires auront eu lieu et les lymphocytes survivants auront donc vieilli de quelques dizaines de générations : comme pour les autres cellules, ce vieillissement n’est pas délétère au début : il correspond à un apprentissage qui permet aux cellules concernées de devenir plus promptes à réagir en cas de retour de la même infection et d’être plus efficaces. À la longue, les cellules vieillies (sénescentes) perdent leur capacité de prolifération et sont moins réactives. Quand l’infection est chronique (comme dans le cas de certaines formes d’hépatites virales), les deux phases de multiplication et de destruction se superposent, et les lymphocytes survivants vieilliront de manière accélérée. La fraction des lymphocytes concernée par les infections en cours à un instant donné étant la seule à être activée, seule une faible partie du système immunitaire est concernée par ce vieillissement accéléré. Ceci est vrai de toutes les infections chroniques virales sauf l’infection à VIH : dans ce cas, c’est presque la moitié de toutes les cellules immunitaires qui est activée, c’est là la spécificité de cette maladie, et c’est seulement récemment qu’on en a trouvé l’explication
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MessageSujet: LES CELLULES DE L'IMMUNITÉ   Mar 11 Mai - 0:14

Plusieurs types cellulaires participent au développement des réactions immunitaires spécifiques :
o les lymphocytes,
o les cellules présentatrices d'antigène
I - les lymphocytes
Les lymphocytes sont présents dans le sang, la lymphe et dans tous les organes lymphoïdes.
Dans le sang, les lymphocytes représentent 20 à 40 % des leucocytes.
Deux types principaux de lymphocytes coexistent : les lymphocytes T et les lymphocytes B. Ils ont le même aspect en microscopie optique (et la "formule leucocytaire" ne les distingue pas).
Pour distinguer les différentes populations lymphocytaires, on révèle des protéines membranaires CD caractéristiques.
Les lymphocytes T et B doivent leur nom à l'organe où se fait leur maturation :
* le thymus pour les lymphocytes T.
* l'équivalent humain de la bourse de Fabricius des oiseaux pour les lymphocytes B, qui est la moelle osseuse.
Les lymphocytes B et T sont les cellules effectrices de l'immunité spécifique. L'immunocompétence d'un lymphocyte dépend de la synthèse d'un récepteur membranaire capable de reconnaître spécifiquement un antigène.
Chaque lymphocyte porte un récepteur lui permettant d'identifier un motif chimique (peptidique : 8 à 15 acides aminés ou polysaccharidique : 5 à 6 sucres). Le motif de l'antigène reconnu par le récepteur s'appelle un déterminant antigénique
Les lymphocytes B
Le récepteur pour l'antigène s'appelle le BCR (B cell receptor). C'est une immunoglobuline membranaire (Igm).

A la surface de chaque lymphocyte B on trouve environ 105 molécules de BCR. Toutes ces molécules sont identiques : chaque lymphocyte B ne synthétise qu'une seule variété d'Igm. Un lymphocyte B n'est capable de reconnaître qu'un seul épitope :

chaque molécule d'Igm possède deux sites reconnaissant spécifiquement l'épitope.

Par leur BCR, les lymphocytes B reconnaissent directement les antigènes, qu'ils soient solubles et circulants dans le milieu intérieur ou qu'ils soient particulaires (parasite, bactérie, virus ou cellule).

Un antigène possède le plus souvent plusieurs déterminants antigéniques différents (un antigène est une mosaïque d'épitopes) et sera donc reconnu par plusieurs lymphocytes B.

Par ailleurs deux antigènes différents peuvent présenter un même épitope : un même lymphocyte B peut se fixer à deux antigènes différents si ceux-ci possèdent un même épitope.
Les lymphocytes B expriment les molécules du CMH de classe I (ce sont des cellules nucléées) et les molécules CMH de classe II, ce qui en fait des cellules présentatrices d'antigènes.
Les lymphocytes B possèdent également :des récepteurs pour le fragment Fc des immunoglobulines G (RFc IgG).
les lymphocytes T
le récepteur pour l'antigène s'appelle le TCR (T cell receptor).
Les TCR sont constitués de deux chaînes polypeptidiques associées constituant un site de reconnaissance de l'épitope.
Contrairement au lymphocyte B, le récepteur du lymphocyte T ne reconnaît que des antigènes protéiques. Ceux-ci ne sont jamais natifs : les protéines doivent être découpées en peptides qui sont ensuite associés à des molécules CMH.
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MessageSujet: LES MOLÉCULES DU SYSTÈME IMMUNITAIRE   Mar 11 Mai - 0:16

I - les anticorps
II- complément
III- les molécules d'adhésion
IV- les interleukines
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MessageSujet: phase d'induction   Mar 11 Mai - 0:21

Phagocytose

1) Le macrophage rentre en contact avec la bactérie
2) Le macrophage projette des "pseudopodes" (prolongements cytoplasmiques) autour de la bactérie.
3) La bactérie est peu à peu engloutie dans une vésicule d'endocytose (endosome)
4) La bactérie est "digérée" dans l'endosome.

Activation des lymphocytes T4

1) Les déterminants antigéniques sont "présentés" en association avec le CMH-2 aux lymphocytes T4 immunocompétents
2) Cette "double reconnaissance" (du CMH et du déterminant antigénique) combinée à l'action des interleukines libérées par le macrophage (IL-1) active le lymphocyte T4 qui devient un lymphocyte T auxiliaire (ou T helper)

Activation des lymphocytes T8

1) L'antigène est "présenté" en association avec le CMH-1 aux lymphocytes T8 immunocompétents
2) Cette "double reconnaissance" (du CMH et de l'antigène) combinée à l'action des interleukines (IL) libérées par le macrophage et les lymphocytes T auxilliaires active le lymphocyte T8.

Activation des lymphocytes B

1) Un antigène libre est "reconnu" par les anticorps membranaires d'un lymphocyte B immunocompétent.
2) Cette rencontre, combinée à l'action des interleukines (IL), active le lymphocyte B.
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MessageSujet: PHASE D'AMPLIFICATION ET DE PROLIFERATION   Mar 11 Mai - 0:24

Cette phase, qui dure 5 à 8 jours, comporte une étape de multiplication des lymphocytes activés, par mitoses successives (étape d'expansion clonale), puis une étape de différenciation au cours de laquelle certains de ces lymphocytes activés deviennent des cellules effectrices :

* les lymphocytes B évoluent en plasmocytes sécréteurs d'anticorps circulants.
* les lymphocytes T8 évoluent en lymphocytes cytotoxiques (ou cytolytiques).
* les lymphocytes T4 deviennent des lymphocytes auxiliaires, ou helpers, sécréteurs de protéines : les interleukines.

Le rôle des lymphocytes T4 est essentiel. Les interleukines qu'ils sécrètent, véritables messagers chimiques, contrôlent la multiplication et la différenciation des différents lymphocytes.
Bien que non spécifiques des antigènes, les interleukines n'agissent que sur les lymphocytes activés; en effet, le message n'est reçu que par les cellules possédant des récepteurs membranaires aux interleukines, et ces récepteurs n'apparaissent qu'à la suite du contact avec l'antigène.
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MessageSujet: Re: cours immunité de l'organisme 4ème science exp   Mar 11 Mai - 0:30

L’immunité spécifique (IS)
Caractéristiques
- spécificité : réponse adaptée à chaque agent infectieux (à un Ag donné correspond un Ac déterminé)
- diversité : capacité du SI à réagir à des millions d’Ag différents, grâce au fait qu’il possède une variété considérable de pop. lymphocytaires (ou répertoire), dont chacune est capable de combattre un Ag donné
- reconnaissance du soi et du non-soi : capacité du SI à distinguer les molécules du soi et du non-soi, capacité essentielle pour une bonne initialisation de la réponse IS par les CPA
- mémoire immunitaire : elle se distingue de l'INS par sa faculté de conserver en mémoire le souvenir de la première agression. Une 2° agression par le même Ag entraînera une réponse immunitaire plus rapide, plus affine et plus intense (réaction "secondaire").
La phase d’initiation de l’IS par les CPA
1. Dégradation de l’Ag en épitope antigénique
2. Formation d’un complexe épitope Ag – CMH I ou CMH II
3. Incorporation de ce complexe à la membrane de la CPA
4. Reconnaissance du soi modifié par le lymphocyte TCD4 ou TCD8
La sélection clonale
Chaque lymphocyte reconnaît un seul déterminant antigénique et réagit seulement avec ce dernier. La capacité du système immunitaire de lutter contre un nombre presque infini d'Ags repose sur l'immense diversité des lymphocytes spécifiques à un Ag.
La spécificité de chaque lymphocyte pour une cible antigénique est prédéterminée lors du développement embryonnaire, c'est-à-dire bien avant que l'organisme ne rencontre l'Ag. Le lymphocyte peut ou pas entrer un jour en contact avec l'Ag qui lui correspond.
Ainsi quand un Ag se lie au récepteur de surface d'un lymphocyte, celui-ci se divise et donne naissance à une population de lymphocytes effecteurs différents selon la nature du lymphocyte. :
- les lymphocytes B donnent des plasmocytes qui sécrètent des Ac qui contribuent à éliminer l'Ag, dans le cadre de l’immunité humorale.
- les lymphocytes T donnent des lymphocytes T cytotoxiques, qui détruisent les cellules infectées et les cellules cancéreuses, et des lymphocytes T auxiliaires, dans le cadre de l’ immunité à médiation cellulaire .
Cette activation spécifique des LB et LT reconnaissant l’Ag s’appelle la sélection clonale.
La Sélection clonale est donc le fondement cellulaire de la spécificité et de la diversité immunitaire
Enfin une partie des lymphocytes effecteurs constitueront un pool de lymphocytes à mémoire qui auront un rôle particulier lors d’un 2° contact avec le même Ag
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MessageSujet: excéllent résumé du cours pour les élèves de 4ème sciences   Mar 11 Mai - 0:53

Résumé du cours

Le système immunitaire (SI) permet à notre organisme de se défendre contre les envahisseurs (bactéries, virus,...). Il permet aussi d'éliminer les cellules anormales qui apparaissent périodiquement dans l'organisme. Si ces cellules anormales ne sont pas éliminées, elles peuvent mener à un cancer. Notre système immunitaire nous protège donc contre les maladies.

Un antigène c'est une molécule qui a la capacité de provoquer une réponse immunitaire. Le déterminant antigénique est la portion de l'antigène sur laquelle se lient les anticorps.
Exemples d'antigènes : Une protéine de la surface d'une bactérie; un polysaccharide de la paroi d'une bactérie; une protéine de virus; une toxine bactérienne, etc.
Un anticorps c'est une protéine soluble (appelée immunoglobuline) qui reconnaît spécifiquement un antigène.
Les protéines du CMH (Complexe Majeur d'Histocompatibilité) servent de présentoir pour les antigènes. On en retrouve deux classes soit le CMH de classe I qui est présent sur toutes les cellules nucléées, et le CMH de classe II qui est présent seulement sur les macrophages et les lymphocytes B.
Les comlexes antigène-CMH seront très importants dans l'activation des réponses immunitaires humorales et à médiation cellulaire (voir plus loin).
De plus, chaque individu possède des protéines du CMH qui lui sont uniques. Le CMH joue donc le rôle « d'empreintes digitales des cellules ». Cette propriété est impliquée dans le rejet des organes transplantés

La réponse immunitaire humorale est caractérisée par la production d'anticorps par les lymphocytes B. Elle défend l'organisme principalement contre les bactéries, les toxines et les virus présents dans les liquides biologiques.
Avant de voir en détails les étapes de la réponse humorale, il est important de se rappeler que ce sont les antigènes situés à la surface des micro-organismes qui déclenchent les réactions immunitaires.
Voyons maintenant une à une les étapes de la réponse immunitaire HUMORALE.
1) L'envahisseur (bactéries, virus) entre dans l'organisme (sang, lymphe)
2) Phagocytose de l'envahisseur par un macrophage
3) Dans le macrophage, l'envahisseur est dégradé
4) Un antigène de l'envahisseur est présenté à la surface du macrophage (antigène lié au CMH classe II)
5) Un lymphocyte T auxiliaire reconnaît spécifiquement le complexe antigène-CMH II
6) Le lymphocyte T auxiliaire spécifique à l'antigène est activé
7) Le lymphocyte T auxiliaire activé reconnaît le même complexe antigène-CMH II sur le lymphocyte B
Cool Le lymphocyte B est activé par le lymphocyte T auxiliaire
9) Le lymphocyte B se transforme en plasmocyte
10) Le plasmocyte sécrète des anticorps spécifiques à l'envahisseur de départ

La réponse immunitaire à médiation cellulaire est caractérisée par la lyse des cellules infectées ou la lyse des cellules anormales. Elle défend principalement l'organisme contre les virus (qui sont des parasites intracellulaires obligatoires) et les bactéries intracellulaires. La réponse immunitaire à médiation cellulaire permet aussi de prévenir les cancers qui pourraient se développer à partir des cellules anormales.
Voyons maintenant une à une les étapes de la réponse immunitaire à médiation cellulaire
1) Entrée de l'envahisseur dans l'organisme (sang, lymphe, liquide interstitiel)
2) Infection d'une cellule par l'envahisseur (il rentre à l'intérieur d'une cellule de notre organisme, par exemple, le virus de l'hépatite qui infecte une cellule du foie)
3) La cellule infectée présente un antigène de l'envahisseur sur son CMH de classe I
4) Un lymphocyte T cytotoxique reconnaît spécifiquement le complexe antigène-CMH I
5) Le lymphocyte T cytotoxique est activé et se multiplie
6) Les lymphocytes T cytotoxiques se lient aux cellules infectées par le complexe antigène-CMH I qu'elles présentent à leur surface
7) Les lymphocytes T cytotoxiques liés aux cellules infectées libèrent de la perforine
Cool La perforine perce la membrane plasmique des cellules infectées qui se vident de leur cytoplasme et meurent
9) En tuant ainsi les cellules infectées, les lymphocytes T cytotoxiques privent les virus d'un endroit où se multiplier
Les cellules cancéreuses apparaissent périodiquement dans l'organisme. Ces cellules anormales présentent à leur surface des molécules que l'on ne retrouve pas sur les cellules normales. Les cellules cancéreuses portent donc des antigènes sur leur CMH de classe I qui sont reconnus par les lymphocytes T cytotoxiques. De la même façon que décrit précédemment, les lymphocytes T cytotoxiques tuent les cellules cancéreuses
Voici un tableau récapitulatif des principales différences entre les réponses humorales et à médiation cellulaire, et de leurs avantages respectifs.
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