Le forum de Kairouan
منتدى القيروان
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
 

absence d'une maison de jeunes a kairouan-ville!!

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
kerwanaise



ViergeSinge
Age : 27
Inscrit le : 08 Mar 2007
Messages : 39
Localisation : philadelphia
Humeur : bonne
Loisirs : voyages,peinture sur soie...

MessageSujet: absence d'une maison de jeunes a kairouan-ville!!   Ven 7 Mar - 14:01

Kairouan - Animation culturelle au sein des clubs scolaires
Promouvoir les vocations artistique, culturelle et scientifique

• 1.631 clubs fréquentés par 37.378 écoliers et lycéens et encadrés par 1.706 professeurs et instituteurs
L’école tunisienne est à la fois un espace d’enseignement, d’éducation et d’affinement du goût avec le souci de contribuer à l’épanouissement de toutes les facultés de création et de tous les talents.
Chanter, danser ou peindre, une façon de s'exposer autrement

C’est pourquoi l’animation culturelle fait partie intégrante de l’action éducative et est une composante essentielle des programmes scolaires. D’où l’intérêt accordé par l’Etat aux clubs de spécialité qui sont des espaces d’ancrage des valeurs du patriotisme, de tolérance, de créativité et d’encouragement de l’initiative dans les différents domaines.

Néanmoins, en dépit de l’évolution quantitative et qualitative que connaît le système d’animation au niveau du nombre des activités et des institutions, les résultats sont encore en deçà des attentes à cause de la réticence des jeunes à l’adhésion aux clubs d’animation, du manque d’encadrement des animateurs et de l’insuffisance de matériels adéquats, outre les emplois du temps trop chargés des élèves.

Pour remédier à ces problèmes, et dans le cadre de la stratégie nationale de mise à niveau des différents clubs, plusieurs mesures ont été prises par les pouvoirs publics afin d’impulser l’activité parascolaire et récréative, de mettre en exergue les potentialités artistiques des élèves, d’en soutenir l’épanouissement, de moderniser le contenu des activités proposées au sein des clubs et de les doter des équipements nécessaires.



Dans le gouvernorat de Kairouan, et à titre d’exemple, le nombre des clubs scolaires a atteint, au cours de cette année, dans les écoles primaires, les collèges et les lycées, 1.631 clubs fréquentés par 37.378 écoliers et lycéens et encadrés par 1.706 professeurs et instituteurs qui bénéficient en contrepartie d’un rabattement de leur horaire de travail de 2h30 mn.

A vocation artistique, culturelle et scientifique, ces clubs spécialisés (musique, théâtre, danse corporelle, arts plastiques, informatique, photos, éducation sanitaire, aérobic, peinture sur verre et sur soie, langues, poésie, chorale pour enfants, astronomie, etc.) proposent et offrent un programme d’animation haut en couleur comportant un menu varié joignant l’utile à l’agréable. C’est là que se développent les dons et que s’épanouissent les talents. Et la direction régionale de l’éducation et de la formation organise des festivals, des colloques, des concours tout au long de l’année et qui sont couronnés par la journée nationale des créations des élèves, une occasion de suivi et d’évaluation du produit réel des clubs scolaires dans les différents domaines de la création. On réalise également des mini-projets qui sont en quelque sorte un apprentissage socioéconomique où l’élève apprend à s’acquitter d’une responsabilité.



On pourrait citer l’exemple du club de sauvegarde du patrimoine bien équipé qui a été créé en 2004 à l’école primaire Aouled Farhane et qui encadre deux groupes d’élèves selon un projet annuel retenu d’après les spécificités de la région en vue de promouvoir le sens écologique et le souci d’œuvrer pour le développement durable. Ainsi, les élèves s’entraînent aux fouilles archéologiques, à la prise de photos, à l’entretien des jardins, à la peinture de tableaux et à la visite guidée des musées.



Et dans les maisons des jeunes



Quant au club d’anglais créé au lycée pilote, il connaît un grand succès auprès des élèves qui, au cours de différentes manifestations, ont séduit l’audiance par leurs dons de compositeurs, leurs talents d’orateurs et manipulateurs de la langue anglaise et par leur professionnalisme à contribuer à l’amélioration de la qualité de l’apprentissage. Il faut dire que M. Mongi Ben Frej, professeur-animateur de ce club, est très dynamique et utilise souvent des CD, des vidéos, des magazines, des sketches, des brochures, des dépliants des sites web et des plans pour la création d’une solution à un problème tel qu’un prototype pour une nouvelle invention ou innovation.

Il existe dans tout le gouvernorat de Kairouan dix maisons des jeunes, deux maisons des jeunes itinérantes et une unité d’animation des quartiers populaires.

Seuls 41 cadres éducatifs animent les 24 clubs de spécialité bien équipés au profit de 131.373 jeunes par an. Il serait souhaitable de renforcer le nombre des encadreurs.

Par ailleurs, il existe trois clubs ruraux permanents et disposant de quatre espaces (langues vivantes, information, internet, loisirs et informatique). Le premier se trouve à Dar El Jamiya (délégation de Sbikha) et encadre 6.000 jeunes par an. Le deuxième se trouve à Sidi Ali Ben Salem (délégation de Chébika) et encadre 4.500 jeunes par an et le troisième se trouve à Metbassta (Kairouan-Nord) et encadre 4.500 jeunes par an.



Deux autres clubs seront inaugurés dans les semaines à venir, l’un à Bir El Oussfan (délégation de Chrarda) et l’autre à Ksar El Lamsa (délégation de Oueslatia).

Le commissariat régional à la jeunesse, aux sports et à l’éducation physique, qui supervise toutes ces institutions, propose un programme multidisciplinaire qui vise à promouvoir les loisirs en milieu rural, l’objectif étant que le produit culturel et récréatif soit à la portée de toutes les franges sociales. En outre, on a installé au sein de tous les clubs, qui bénéficient de prestations technologiques de pointe, un système efficace d’animation pouvant révéler chez les jeunes un haut degré de conscience et un grand esprit d’initiative. De ce fait, ils sont devenus un espace privilégié de création, de production, d’innovation et de loisirs.

A côté de cela, on constate le rôle avant-gardiste dédié aux conseillers pédagogiques et aux inspecteurs des maisons des jeunes dans l’encadrement des animateurs qui accueillent les jeunes sans distinction, ouvrent de nouvelles perspectives devant eux et favorisent ainsi leur épanouissement.

Néanmoins, on constate que la plupart des composantes de l’infrastructure sportive au sein de ces clubs ne sont pas aménagées, ce qui cause des défaillances au niveau des entraînements.



Témoignages



Certains jeunes qui fréquentent les clubs de la maison des jeunes de Haffouz souhaiteraient que l’on aménage l’horaire d’animation au sein de ces clubs afin de garantir aux adhérents l’encadrement éducatif et psychologique requis. D’autres aimeraient qu’on diversifie les programmes d’animation et qu’on intensifie le dialogue et la concertation au sujet des activités artistiques.

En visitant deux clubs ruraux (à Sbikha et à Chebika), nous avons constaté qu’ils proposent, entre autres, des activités créatives en littérature, en poésie et qui visent à consolider la formation dans les différents registres littéraires en mettant l’accent sur les caractéristiques de la littérature et de la civilisation, outre des activités musicales, de peinture et de théâtre.

Rym Fatnassi (18 ans) nous confie : «Grâce à l’encadrement dont j’ai bénéficié au sein de ce club de Chebika, la poésie et le théâtre ont envahi ma vie. Je leur dois des joies qui me sauvent de l’ennui où je m’enlise parfois. Il faut que ma vie serve à quelque chose! C’est pourquoi j’ai un plaisir à écrire des poèmes qui me donnent une impression de plénitude et me permettent d’échapper à la banalité du quotidien. J’ai l’impression de vivre une vie débordante...».

Adel Romdhani (19 ans), qui fréquente le club rural de Dar El Jamiiya où il réalise de jolis tableaux de peinture et où il écrit des nouvelles, nous parle de sa satisfaction morale : «Depuis l’enfance, la peinture et l’écriture représentent pour moi un passe-temps passionnant.

Mais je n’éprouve jamais autant le besoin de peindre ou d’écrire que pendant les heures d’animation au sein de ce club où la disponibilité de notre encadreur est remarquable. Et c’est justement là que la peinture et l’écriture deviennent une échapatoire qui me permet d’extérioriser mes émotions afin de mieux les maîtriser.

En fait, la création artistique et littéraire n’est pas uniquement un passe-temps ou une simple sublimation. Ne peut-on pas affirmer en un mot que le propre de l’homme, c’est de créer?».

Somme toute, le gouvernorat de Kairouan, où 40% de la population ont moins de 25 ans, dispose de clubs d’animation très intéressants, surtout si on continue leur vaste programme de rénovation et d’équipement.

Néanmoins, il est regrettable de constater que seule Kairouan-Ville ne dispose pas d’une maison des jeunes. Les lieux qui demeurent très fréquentés sont les cafés et le complexe culturel Assad Ibn El Fourat qui compte huit clubs auxquels adhèrent 120 jeunes.
Fatma ZAGHOUANI
http://www.lapresse.tn/index.php?opt=15&categ=3&news=67487
Revenir en haut Aller en bas

absence d'une maison de jeunes a kairouan-ville!!

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le forum de Kairouan :: KAIROUAN-